Viveka

Notes de lecture: « In perfect timing » Peter Caddy

« In perfect timing » de  Peter Caddy

Terminé par sa cinquième et dernière femme après sa mort à 77 ans dans un accident de voiture, ce livre est la biographie de Peter Caddy, le fondateur de la communauté de Findhorn. On n’y apprend pas grand-chose de plus par rapport à « l’envol vers la lumière » écrit par Eileeen Caddy, un livre plus concis, mieux écrit et plus inspiré, mais il en émerge les grands traits de personnalité de cet homme à la vie hors du commun.

Enfant, Peter Caddy n’était pas très doué pour les études et s’oriente dès 16 ans vers la restauration. Il se forge une volonté de fer par l’exercice physique intensif depuis sa jeunesse jusqu’à son passage de 15 ans à la RAF.

Sa formation spirituelle commence avec des livres sur le yoga et divers auteurs ésotériques de
l’époque. A 19 ans il rencontre et suit avec application l’enseignement de l’ordre Rosicrucien de Crotone, sous la direction du Dr Sullivan. Il en retiendra l’engagement absolu pour la pensée positive (« Ne pense jamais à quelque chose que tu ne veux pas voir survenir dans ta vie ») et un enseignement clef, qu’il appliquera toute sa vie :qu’Eileen est son âme soeur et saura la persuader de quitter ses 5 enfants après bien des péripéties.

– Il démissionne de son excellente situation, responsable de la restauration des bases
internationales de la RAF, manageant des centaines de personnes et se retrouve garçon de
cuisine dans un petit hôtel, avec très peu d’argent pour subvenir aux besoins d’Eileen et de
leur premier enfant. Il n’habite même pas avec eux au début.

– Peu de temps après cette période, il doit prendre une décision vitale au sujet de Sheena, dans le coma après une grossesse extra utérine. Le médecin tente de lui imposer l’opération comme la seule solution s’il veut la revoir vivante. Ayant l’intuition que l’état de de sa femme Sheena s’arrangera de lui-même, Il refuse l’autorisation au médecin hagard… et à juste titre !

– Il réussit une reconversion dans l’hôtellerie sans avoir d’expérience dans ce domaine, et en
affirmant lors de son entretien d’embauche qu’il gérera l’hôtel conformément aux lois
spirituelles ! L’hôtel sera en effet redressé et verra son classement augmenté d’une étoile.
– Quelques années plus tard il sera pourtant licencié avec départ les 4 heures et un mois de
salaire, sans aucune explication. Son manager de l’époque, Mme Bruce, lui refusera toute
recommandation lui permettant de retrouver un emploi, et lui dira bien des années plus tard
avoir agi ainsi sur une inspiration intérieure…

– Il pointait au chômage en compagnie de ses anciens employés et finira par recevoir l’argent
de l’assistance publique (sorte de RMI de l’époque). L’anecdote suivante ne fait pas partie de
ce livre, mais elle aurait mérité d’y figurer : Peter raconte dans « The Findhorn Garden »
cette conversation incroyable avec un fonctionnaire venu l’interroger pour tenter de
comprendre comment quelqu’un avec son expérience et sa formation ne trouvait aucun
travail.
o « Diriez-vous que c’est Dieu qui vous empêche de trouver du travail ? »
o Surpris, Peter lui répond « Oui, c’est bien cela ».
o « Donc, si nous ne vous donnons plus d’argent, Dieu y pourvoira ? »
o Et Peter répond « Oui, je pense….oui, il le fera ».

Et en effet, au moment où l’administration arrêta alors son aide (8£ par semaine), les dons commencèrent à affluer…
– Ils habiteront des années et des années dans un espace incroyablement petit, une simple
caravane, et Peter dit à ce sujet : « Il y avait souvent des conflits de personnalité entre nous
quatre. Naomi avait au moins sa propre caravane, mais Eileen, Dorothy, moi-même et les
trois garçons vivaient au-dessus de l’autre très à l’étroit. Quand il y avait des désaccords entre
nous, nous n’en discutions pas autrement qu’en partageant ce qu’ils étaient. Nous avions
alors un moment de silence et de connexion à notre Dieu intérieur, réaffirmant notre amour
essentiel pour l’autre et le problème disparaissait ».
– Il commencera alors ce qui deviendra le merveilleux jardin de Findhorn, mondialement
connu, sur un terrain vague sablonneux, avec un rectangle de 3.30m X 1.80m…durant une
longue période de chômage mais pas d’inaction (4 ans) pendant laquelle tous ses efforts
pour retrouver un emploi semblaient vains. Son but de l’époque était d’avoir un petit
complément alimentaire pour sa famille. La collaboration avec les Dévas de la Nature sera
son leg à l’humanité.

Une phrase intéressante pour conclure :
« Ici, nous avons appris une leçon importante pour la création d’une communauté, ou de quoi que ce soit: accomplir une tâche à la fois et de la faire à la perfection avant de passer à la suivante. Il est très difficile de revenir et terminer un travail à la perfection une fois que l’énergie impliquée dans sa conception a été redirigée ».

La pensée positive associée à la Foi et à l’Amour, l’action associée à l’Intuition, voilà ce que je retiens de la vie de Peter Caddy.

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